Biberonnons gaiement

Photo libre de droit

Le signal de départ de la Grande Beuverie 2012 a été donné ce matin à minuit. Comme chaque troisième jeudi de novembre, le Beaujolais nouveau a envahi les vitrines des cavistes et les rayonnages des grandes surfaces. Petit retour sur une recette au succès mondial.

Le Beaujolais nouveau est un vin dit « de primeur », ce qui signifie qu’il ne reste que très peu de temps au repos. Son procédé de vinification accéléré nécessite une saturation des cuves en CO2 afin d’obtenir une base fermentée à laquelle est ajoutée le reste de la récolte.

Un pinard adolescent
Ce vin jeune est vendu environ cent jours après les vendanges. De cette manière, il reste léger et relativement sucré. L’appellation de vin primeur s’oppose aux vins de garde, auxquels une plus longue maturation en cave apporte davantage de tanins et de profondeur.

Reconnu depuis plus de 60 ans, le Beaujolais nouveau peut être rouge ou rosé et est élaboré exclusivement à partir de cépage Gamay. L’aire d’appellation contrôlée beaujolais ou beaujolais-village s’étend de L’Arbresle (69), au nord de Lyon, jusqu’à Mâcon (71).

Il nait d’une décision de 1951 autorisant la vente de certains vins d’appellation contrôlée en primeur, avant la date légale du 15 décembre. Cette échéance varie chaque année jusqu’en 1967 où elle se fixe au 15 novembre. Puis en 1985, c’est le troisième jeudi de novembre qui est choisi, afin d’éviter les problèmes de livraison liés aux dimanches.

La France fait des émules
Son succès hexagonal dépasse bientôt les frontières. Aujourd’hui, d’autres régions et d’autres pays produisent des vins primeurs, mais le Beaujolais reste la vedette de ce club de vins jeunes. Il est consommé avec passion dans les jours et semaines qui suivent sa mise en vente et se conserve rarement plus de 6 mois.

La France en écluse environ 7,1 millions de bouteilles (53 500 hectolitres en 2011, selon Iri Secodip, dont 9 800 pour la seule région Île-de-France). C’est moins que le Japon, premier importateur mondial (7,9 millions de bouteilles en 2011, selon Ubifrance), mais davantage que les États-Unis (2,4 millions) ou l’Allemagne (1,3 million).

Des arômes de bonbon
Le public semble divisé sur le bien fondé d’une telle célébration, mais l’évènement rencontre toujours autant de succès. Chaque année, les mêmes qualificatifs reviennent, avec quelques nuances. Goût de banane, de fraise ou de « bonbon anglais » traduisent habituellement les saveurs fruitées et sucrées du Beaujolais nouveau. Si l’on en croit les spécialistes, la cuvée de cette année aurait un goût de « pêche de vigne ayant séjourné dans un panier d’abricots secs » ou de mûres…
On se retrouve au bar.

Verdict : après une petite soirée de dégustation au cours de laquelle nous avons pu « tremper nos lèvres » (…) dans le Beaujolais Nouveau Tradition cuvée non filtrée, et le Nectar & Nicolas, nous lui avons trouvé une note de pamplemousse.

Source : le site du Beaujolais nouveau AOC

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>