La télé, mère de tous les vices


TV Lobotomie – La vérité scientifique sur les effets de la télévision

Michel Desmurget doit se faire un sacré paquet d’ennemis dans les rédactions audiovisuelles. Chercheur à l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), ce spécialiste des neurosciences dénonce dans son livre TV Lobotomie – la vérité scientifique sur les effets de la télévision (éditions Max Milo, 2011), les méfaits du plus populaire des médias. Compilant de nombreuses études, il dresse un constat plus qu’alarmant.

Surpoids et mauvaises habitudes alimentaires, tabagisme, alcoolisme et addiction en tous genres, mais aussi troubles de l’attention, désordres de l’imagination, de la créativité, difficultés et échec scolaires, voici la liste non exhaustive des conséquences néfastes d’un abus de télévision.

Frein à l’éveil
Pour Michel Desmurget, la conclusion est claire : regarder régulièrement la télévision accroît, entre autres choses, les risques de retard intellectuel et de problème d’éveil des enfants, avant même le développement de la parole. Outre le contenu des programmes télévisuels, au niveau culturel souvent peu élevé et véhiculant allègrement des messages banalisant la consommation de tabac et d’alcool, les rapports non protégés ou autres comportements à risque, c’est sur la forme que la télévision pose problème.

Les images et sons très rapides, les pauses publicitaires fréquentes, l’esprit de « zapping » propre à ce médium mobilisent et usent chez le téléspectateur les mécanismes de l’attention. Contrairement à la concentration, qui suggère une pensée complexe, faisant abstraction des éléments extérieurs, cette attention s’apparente à celle de l’animal qui sursaute ou s’enfuit au moindre mouvement ou bruit à proximité. Attaché à son instinct de survie, il agit par réflexe et fuit ainsi un éventuel prédateur. La télévision sollicite chez l’homme le même instinct, tout particulièrement chez le jeune enfant. Le bébé dans son parc, à proximité d’un écran, est ainsi perpétuellement interrompu dans son mécanisme d’élaboration d’actions et de pensées complexes, car sa concentration est troublée par la sollicitation constante de son attention par la télévision.

Addictions sans conséquences
Sur le fond, la lucarne des salons transmet bien entendu de mauvaises habitudes. Si son abus provoquent troubles du sommeil et de la nutrition, les personnages qu’elle présente donnent très souvent de bien mauvais exemples. Et chez les jeunes accro à ses programmes, les grossesses non désirées, le durcissement des canons physiques et ce qu’y s’en suit, la consommation précoce de tabac ou d’alcool sont bien plus fréquents que dans les foyers sans télé. Car les héros du petit écran ne subissent visiblement que très rarement les effets pervers de leurs addictions ou de leurs pratiques sexuelles.

Je passe peut-être pour un vieux réac en tenant ce discours, mais l’argumentaire du bonhomme est plutôt convaincant. Jetez un coup d’œil à la vidéo ci-dessus (en qualité bien dégueulasse, je vous l’accorde) pour vous faire une petite idée. Ou achetez le bouquin.

Suggestion : Matt V. Merci !

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