Lara, le retour

Lara, entre une secte sanglante et une île aux mille tempêtes - Source : www.jeuxvideo.com

Lara, entre une secte sanglante et une île aux mille tempêtes – Source : www.jeuxvideo.com

L’aventurière alpiniste et adepte des gros calibres revient hanter nos écrans, et ce n’est pas dommage. Le dernier volet de ses pérégrinations, sobrement intitulé Tomb Raider, nous permet de découvrir une Lara Croft tout juste âgée de 21 ans, au prise avec ses premiers tourments. Un épisode réussi, bien qu’un brin facile.

Presque trois ans sans nouvelles de la riche héritière casse-cou, certains ont pu trouver le temps long. Depuis Lara Croft and the Guardian of Light, sorti mi-2010, les consoles et PC n’avaient eu droit qu’à de régulières mais allusives annonces du prochain opus. Mais aujourd’hui sort Tomb Raider, la dernière (et première…) aventure de la saga Lara.

Du sang et de la flotte
21 ans, déjà orpheline, la jeune femme part en expédition au large du Japon avec son mentor Conrad Roth et des amis férus de vieilles pierres afin de retrouver le royaume perdu du Yamatai. Pris dans une violente tempête, leur bateau s’échoue sur une île coupée du monde, et peu hospitalière… Les robinsons hirsutes qui peuplent le rocher ont en effet la fâcheuse coutume de torturer et sacrifier leurs visiteurs à la Reine-Soleil Himiko.
Lara cheminera donc de caves en récifs, évitant autant que possible d’ajouter « sévices corporels » à la longue liste de ses blessures imputable à ses excès de grimpette.
La première aventure de l’innocente britannique est ainsi sanglante et sacrément sadique, ce qui justifie amplement l’interdiction du jeu au mineurs. Entre deux déluges et ouragans battant les reliefs de l’île, il sera donc impératif d’apprendre à manier toutes sortes d’armes.

Un nouveau système de progression
Les différents volets de la série reposent presque tous sur une progression linéaire à travers des niveaux successifs. Escalade et armes à feu permettaient d’alterner les phases de plateforme et d’action. Dans ce Tomb Raider cru 2013, des feux de camps servant de points de sauvegarde permettent de voyager d’un environnement à l’autre sans contrainte. Le but : recueillir des pièces d’équipement et de l’expérience afin d’accéder à de nouvelles améliorations d’armes et de compétences, et renforcer ainsi le personnage face à l’environnement hostile.
Si les niveaux successifs subsistent donc, il est désormais possible de les parcourir à loisir et d’accéder progressivement à des zones anciennement fermées, grâce à un nouvel équipement adéquat. Une ficelle très usitée ces dernières années dans de nombreux titres, héritée des premiers Zelda.

Un divertissement de belle facture
L’ensemble est assez réussi. Les trois recettes de la séries sont toujours présents : puzzle, plateforme et tir. Les graphismes sont à la hauteurs des plus belles réalisations vidéoludiques du moment, même sur une console en fin de vie comme la XBox 360. Si le doublage français est un peu à la peine, la bande sonore est de bonne qualité. Les cinématiques sont relativement rares et se fondent aisément dans l’action, sans gros temps morts. L’ambiance générale est très prenante.
Cependant, l’aventure reste brève (à peine une dizaine d’heure pour terminer le jeu à 100 %) et le niveau de difficulté le plus élevé n’offre pas de vrai défi aux habitués. Enfin, si l’on excepte le mode multijoueur (non testé ici), la rejouabilité est quasi nulle.

Verdict : Tomb Raider dernier du nom est un jeu de bonne qualité, captivant et bien construit. Mais il ne recèle rien de très original et retrouvera rapidement le chemin du marché de l’occasion.

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