L’Éléphant 2, le retour

La couverture du n° 2 de la revue L'Éléphant - Souce : Éditions Scrineo

La couverture du n° 2 de la revue L’Éléphant – Souce : Éditions Scrineo

Chose promise, chose due ! Je devais revenir sur l’actualité de ce nouveau « mook » (magazine-book) dont le premier numéro est sorti le 24 janvier dernier (cf. article Un éléphant dans la culture). C’est chose faite à l’occasion de la publication du n° 2 ce jeudi 25 avril. Guénaëlle Le Solleu, co-fondatrice et rédactrice en chef de L’Éléphant répond aux quelques questions que j’ai pu lui poser.

Entretien avec Guénaëlle Le Solleu, rédactrice en chef de la revue L’Éléphant.

EBKL : Bonjour Guénaëlle. Qu’est ce qui t’a poussé à créer L’Éléphant ?

Guénaëlle Le Solleu : Bonjour Étienne. J’ai travaillé de nombreuses années au journal La Tribune. Sa situation ces dernières années (deux rachats en 2008 et 2012, abandon de la formule quotidienne pour un hebdomadaire. NDLR), et la santé du secteur de la presse en général, m’ont poussé à m’interroger sur mon avenir de journaliste.
Avec mon mari, fondateur des Éditions Scrineo, j’avais l’idée de créer mon propre média. Fin 2010, j’ai pris la décision de franchir le pas en profitant d’une vague de départs volontaires.

Comment s’est déroulée cette première phase d’élaboration de ce projet ?

Pendant 2 ans, entre mon départ de La Tribune et la fin de l’année dernière, j’ai énormément travaillé sur mon idée. Ce fut un parcours difficile, avec beaucoup de doutes et d’obstacles. Il a fallu préciser mon envie, établir un business plan, rechercher des investisseurs dans un contexte économique difficile, et bien d’autres choses encore.
J’ai travaillé seule la plupart du temps, mais aidée par Jean-Paul Arif, mon époux, co-fondateur et directeur de la publication de l’Éléphant. Nous gérons la revue, et la rédaction des articles et dossiers est confiée à des pigistes : journalistes, scientifiques, enseignants, etc.
Nous avons aussi fait appel à des chercheurs de l’Université Lyon 2 spécialisés dans le domaine de la mémoire, afin de construire et d’articuler les deux supports : la revue papier pour une lecture longue, et les questionnaires et jeux en ligne sur le site de L’Éléphant pour mieux s’approprier l’information de manière ludique.

Aujourd’hui je suis fière d’être parvenue à donner vie à ce rêve !

Quel a été l’accueil du premier numéro ?

Les deux années de préparation et le rythme trimestriel me permettent d’avoir une vision à long terme de chacun des numéros. Mais nous n’avions pas anticipé les efforts de publicité qu’il fallait fournir. À l’annonce de sa sortie prochaine, ce numéro 1 nous a propulsés dans un carrousel médiatique très chronophage : émissions de télévision et de radio, articles de journaux, affichage public, promotion auprès des libraires et kiosques, etc.
Début février, nous avons lancé une nouvelle impression de ce premier numéro suite à la demande de plusieurs revendeurs. Nous n’avons pas encore de chiffres définitifs des ventes. Ce qui est certain, c’est que nous avons fait mieux que prévu, au-delà de 20 000 exemplaires. Nous en saurons plus dans quelques semaines, mais nous avons imprimé 35 000 exemplaires du n° 1.

Le but de cette revue est d’offrir une vision nouvelle la culture générale. Je ne doute pas que son premier succès est justement dû à son originalité.

Y a-t-il selon toi un déficit de culture générale aujourd’hui ?

Je considère que la plupart des médias grand public s’inscrivent dans le temps court, qui ne favorise pas l’assimilation durable de l’information. La périodicité trimestrielle de L’Éléphant, son attachement à des dossiers approfondis mais accessibles à tous sur des sujets transversaux, en lien avec l’actualité sans être dans l’info immédiate, offre une alternative permettant de se réapproprier des repères que la dématérialisation numérique nous a partiellement retirés. Il s’agit ici de réapprendre simplement et de manière ludique des faits, des savoirs, des logiques que nous avons appris puis mis de côté.

Malgré la conjoncture dans la presse, L’Éléphant à de beaux jours devant lui ?

Je l’espère fortement. C’est un animal qui vient de loin et qui vit longtemps ! Il est là pour durer.

Peux-tu nous faire le privilège d’une petite exclusivité ? Quels grands sujets feront la une du numéro 3 à paraître en juin ?

Notre grand témoin sera un philosophe français très connu !

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